Un mois avec une grosse livraison peut sembler moins rentable alors que les matières restent en réserve. Pour comprendre l’activité, il faut relier achats, consommation et variation des stocks.
Le point de départ
Les paiements fournisseurs suivent leur propre calendrier et ne renseignent pas directement sur les matières utilisées. Séparez donc trois observations : ce qui a été commandé, ce qui est entré en stock et ce qui est sorti pour fabriquer. Cette distinction est particulièrement importante autour des périodes de fêtes.
Une méthode utilisable au quotidien
Utilisez la relation quantité consommée égale stock initial plus entrées moins stock final. Appliquez-la par matière ou famille homogène. Un suivi à grande maille peut être suffisant au départ si les unités et les dates restent constantes. Faites examiner par le cabinet la traduction en valeur dans les comptes.
Exemple de travail, à adapter
Exemple illustratif : vous commencez avec 2 000 € de matières, en achetez pour 6 000 € et terminez avec 2 500 €, dans un exemple à valorisation simplifiée. La consommation estimée est de 5 500 €. Les 6 000 € d’achats ne doivent pas être interprétés seuls comme le coût matière des ventes.
La décision à préparer
Avant de modifier une recette ou d’accuser une hausse fournisseur, regardez la constitution du stock. L’analyse devient plus utile lorsque les périodes comparées ont des inventaires cohérents. Demandez un indicateur explicable, et conservez le détail permettant de revenir du montant global aux familles qui ont bougé.
À préparer pour votre échange
- Dates de comptage comparables
- Entrées et retours identifiés
- Méthode de valorisation examinée avec le cabinet
