Un stock important peut sécuriser l’approvisionnement, mais il mobilise aussi de l’argent qui n’est plus disponible pour les autres besoins. L’analyse doit rapprocher la valeur stockée de la vitesse d’utilisation et des contraintes de livraison.
Le point de départ
Commencez par les matières et emballages qui représentent les montants les plus élevés. Distinguez stock courant, réserve de sécurité et produits achetés pour une opération particulière. Les références anciennes ou peu utilisées méritent une lecture séparée, car leur valeur affichée ne garantit pas une utilisation future.
Une méthode utilisable au quotidien
Calculez une durée de couverture à partir des quantités disponibles et de la consommation moyenne observée. Cette moyenne doit correspondre à une période représentative. Comparez ensuite les commandes minimales, la fréquence des livraisons et la place disponible. Réduire le stock sans tenir compte des délais peut déplacer le problème vers les ruptures.
Exemple de travail, à adapter
Exemple illustratif : 120 kg en stock pour une consommation habituelle de 30 kg par semaine représentent quatre semaines de couverture. Si les livraisons sont régulières et que la demande reste stable, cela peut inviter à revoir le rythme d’achat. Le calcul ne suffit toutefois pas à définir la réserve adaptée.
La décision à préparer
Présentez au cabinet un scénario d’achat plus fractionné et ses éventuels frais supplémentaires. Une baisse du stock peut libérer de la trésorerie une fois, mais elle ne crée pas nécessairement un bénéfice récurrent. Distinguer ces effets évite de financer une dépense durable par un gain ponctuel mal interprété.
À préparer pour votre échange
- Quantités et consommation par référence
- Délais et minima de commande
- Stock ancien identifié séparément
